Mardi 1 décembre 2009
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09:22
Mon
Oncle
Je sais que tout ici ne dure qu'un instant.
Ta longue silhouette s’est couchée
maintenant.
Tu reposes
là-bas
tout près de cet
étang...
Calme,
Tu te reposes enfin au pied du
firmament.
Ta longue silhouette, les deux mains dans
les poches,
passe sur les chemins où ma mémoire
accroche
les pans de sa
tristesse.
Tu as fini ta
route.
Et Diane ta
maîtresse
t’a pris à mon
chagrin.
Tu as fini ta
route
et Diane la
traîtresse
a chassé ce
matin.
Ils étaient des centaines au pied de la
chapelle,
ils pleuraient, silencieux, recueillis et
fidèles.
Mais tu as fini ta
route...
Ils étaient des centaines au pied de la
chapelle
les deux mains dans les poches, à ton
dernier appel.
Ta longue silhouette à jamais maintenant,
à toujours, nous appelle au pied de ton
étang,
tout près de la chapelle où tu dors à
présent.
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Mardi 1 décembre 2009
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09:16
Ecrire,
Pouvoir prendre une feuille, pouvoir
prendre un crayon,
et que les mots se mettent
seuls
à raconter les
jours,
les bons comme les mauvais.
A dire les espoirs ou les cafards.
Les couchers de soleil et les réveils
gris où la pluie dégouline sur les murs des prisons.
Pouvoir prendre une feuille, pouvoir
prendre un crayon,
et que les mots tout seuls se mettent à
l’unisson.
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Mardi 1 décembre 2009
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09:10
Kimdi
Imdi:
- Vas donc voir là-bassi jamais j’y suitais!
J’y vas ! Personne
!
- Y a personne.
Jidi.
- Tessure ?
Imdi.
- Bin oui.
- Ouchsui alors
?
- Télà. Jidi.
- Tessure ?
- Bin oui ! Jirdi
excédée.
- Tanmieu , j’savais pu où j’nétais. Jésu
peur un ninstant. J’avais comme le tournis, tu sais le mildiou des zumains avec des bulles qui pètent à la surface et ksabou toutofon.
- Des primes !
Pagrav...
- Prime de risque ou primevères
?
- Pagrav ! Jirdi. Pi, jsaipas, j’suitais
pas là non plus. J’te cherchais ! Comment tu veux qu’j’sache ?
- T’façon, tadi pagrav. Télà, cessa qui
compte.
- Dis,Jidi ! Kimdi.Tessure que c’est
pagrav ?
- J’suis sûre !
Jidi.
- Dis Jidi, si j’suitais pas comme ça, tu
m’aimerais bien quand même ?
- Que j’veux, Jidi, J’t’aimerais même...
Si tu suitais pas là !
- Bonne nuit !
Kimdi.
- Bonne nuit !
Jidi
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Samedi 21 novembre 2009
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10:40
Encore un jour...
Encore un jour qui
passe,
encore un jour
passé.
Encore un jour qui fuit, qui fond, qui
fait...
Mais qui c’est qui fait l’con
?
C’est qui ce con de
jour
qui s’enfuit sans
façon,
sans faire face au
frisson?
C’est qui cet’conne de
nuit
qui s’effuie sans
vergogne
au torfon de l’ennui
?
La fuit fait face au four
!
Elle est folle
celle-là
Si le four la
foit
il va fondre sur
elle,
comme un gros
néléphant
sur la pauvre gafelleFOLIE
!
Fou l’camp, ferfoutre
!
Fait fuir les
fantômes
du fruit de
l’infamie.
FOLIE!
Faut faire quelque
fose,
c’est la fin, c’est fini
!
Faudra tout
r’commencer!
Fait fier !
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Samedi 21 novembre 2009
6
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10:38
A Manda
là
Mais non ce n’est point
là
le nom d’une
chanteuse.
C’est le jeu
spirituel
d’âmes
émerveillées.
Éveillées est le
mot,
et mer, c’est pour le
pied.
Mandala,
Mandalo,
tu joues comme un
salaud.
Mandes-moi un
mélo,
mandales et
trémolo.
Mandala,
pédalo, sandales
byzantines,
spartiates
bigoudines,
amendez-vous
gamines.
Mandez-moi c’que tu
veux.
Damoiseau et
moiselle,
les taxis de la
marne,
le jeu de la
marelle.
Moi donner Monde et
Dieu
au mendiant
médusé
demandant mes deux
yeux
pour mirer le
minoi
d’un manant
déminé,
démuni et
damné.
Mandez-moi plus
encore,
momies
écervelées.
Ma maman m’a
donné
un mini mandalier où le mandala
pousse
hiver comme
été.
Mine d’or ou de
manne,
toujours la même
histoire.
Mandez-moi
messieurs-dames
mandez-moi,
mandez-lui,
si mon histoire vous
dit,
je vous la
manderai.
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