Le Mont Darfer d'Ejiom Suel à lire sans modération.
En vente chez ediivre.com
Le petit nouveau "Au bout du compte"
né le 24 janvier 2011
chez edilivre.com
L'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Lamartine
Chanson d'automne
Les sanglots longs de violons de l'automne, bercent mon coeur d'une langueur monotone...
Verlaine
Sur la bruyère longue infiniment
voici le vent cornant novembre;
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs ;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Verhaeren
Mourir en n’importe quelle saison mais pas en hiver !
A n’importe quelle heure, mais pas la nuit !
Au printemps quand tout est à l’espoir, en été quand tout s’épanouit et se dore au soleil ou encore en automne la nuque contre un chêne et les pieds sur un coussin de feuilles rousses...
Ejiom Suel.
Un acrostiche est un poème dont la première lettre de chaque vers est celle d'un mot donné.
Exemple : Début septembre les Editions Edilivre avait lancé un concours d'acrostiche avec le mot RENTREE. J'avais envoyé quelques poèmes et l'un d'entre eux a été retenu. Je vous le livre.
Reste comme un souvenir
Etendu sur le sable.
Nos deux ombres enlacées,
Torturées par les vagues
Refusent de partir...
Espoir insaisissable.
Ether de le l'été.
Il n’est pas éloigné le temps où
je prenais une feuille,
je prenais un crayon,
j’accrochais sur le seuil
une aile de papillon.
Mais où suis-je aujourd’hui,
quand je vois cette feuille,
quand je vois ce crayon,
je m’assieds et j’oublie.
Alors la peur revient.
Il suffisait d’un rien,
d’un peu de solitude et ils apparaissaient...
mon mouchoir est troué.
Les nuages s’y glissent
sans laisser de rosée.
Mon mouchoir à carreaux a fermer ses volets !

Mais elle est où la vie là d’dans, mais elle est où la vie pour eux ?
15 ans, 20 ans, du whisky, un peu d’shit, le K2 (un p’tit R de famille) tu connais, c’est là qu’ils vont rêver...
Merci Bertrand, merci la vie...
Les allemands pour papa, le sida pour le p’tit, merci!
Et nous les bienheureux, on a quoi ?
Des papas déconfits, des enfants tout pourris...
Et nous les enfoireux on a gâché la vie qu’nos papas pat’defruit avaient perdue pour nous...
Merci !

Voyage,
J'ai marché des années
traçant dans la forêt
le chemin commencé
jadis par mes aînés.
J'ai marché.
J'ai suivi dans leur nid
les grives et les pies
qui chantaient -tireli-
des refrains fantaisie?
J'ai suivi.
J'ai couru à l'affût
de rivages inconnus,
de fortunes ventrues
et j'en suis revenue.
J'ai couru.
Et le temps a passé
et je n'ai rien trouvé
que l'on ne m'ait montré
avant que j'aie marché !
J'ai ressorti quelques poèmes empoussièrés de mes tiroirs et je vais vous en offrir au fil de mes pages.
Reviens .
Je vois,
au bout de l'horizon,
là où la terre s'enfuit,
un ciel couleur de plomb,
du sable à l'infini.
L'océan d'ocre pâle se joint aux nues bleutées, émouvantes opales de dunes inviolées.
J'invente,
l'artiste et son pinceau
qui saura faire renaître
sur son tableau de maître,
dans tes yeux, un écho.
Une larme incertaine coulerait de tes cils comme l'émotion fragile d'une vie souteraine.
J'espère,
que ton âme égaée
au fin fond de l'abîme
où au sommet des cîmes,
ne se laisse point aller.
Car même l'oiseau sans nid perdu dans la tempête, refuse la défaite et lutte à l'infini.
Je prie ,
qu'à nouveau l'astre d'or
inonde ton visage
après ce long voyage
aux confins de la mort.
Et qu'un vent doux zéphir, d'un souffle, d'une carresse, ravive avec tendresse tes premiers souvenirs.
Je t'aime.
Ecrit il y a plusieurs décénies, en ce 4 mai, je te le dédie !
7 septembre 2001
Parlez-moi de ces soirs
où le ciel louvoie entre azur et aurore.
Parlez-moi de ces tons
lumineux et criards
où les nuages flottent sur les flammes du vent.
Parlez-moi de ces nuits
où l’ombre de ma voix
s’envole comme un cri dans les glaces du temps.
Parlez-moi de juillet, d’août ou du mois de septembre.
parlez-moi des saisons, des années, des novembres,
où la terre frissonne,
où le firmament pleure,
où la nature implore,
où la terre se meurt.
Parlez-moi de l’amour,
parlez-moi de la haine,
parlez-moi du bonheur,
parlez-moi de la peine
et même de la guerre, de la paix, des moissons ou des fleurs en boutons, où même encore des foins, des Noëls, ou des colliers des chiens…
Parez-moi de la pluie,
parlez-moi du beau temps…
Mais ne me parlez pas
de ce jour de septembre.
La nuit y est entrée,
sa couverture de cendre
est venue se poser.
Refermant à jamais la porte de mon coeur.
Tata Ejiom...
Puck
Je suis Puck le bouffon,le rôdeur de la nuit.
Puck, le tourbillon qui fait rire l’ennui.
Mais Puck, c’est pas mon nom,
Puck ce n’est pas ma vie.
Entre flamme et glaçon je ne suis qu’un esprit.
Si j’amuse Oberon quand le ciel se fait gris,c’est pas par vocation, c’est par pur compromis.
Car Puck c’est pas mon nom.
Puck ce n’est pas ma vie
.
Je veux bien donner l’ton, si tu donnes le mi.
Entre flamme et glaçon,je cours et je souris,
Je fais « bonne façon, » on me trouve si gentil.
Puck, ce n’est pas mon nom.
Puck, ce n’est pas ma vie.
Faut pas jouer au con quand on n’a pas envie.
Mon coeur n’est pas de plomb.Mon corps est sans appui.
Je n’connais ni frisson,ni ardeur, ni folie.
Mais Puck c’est pas mon nom,
C’est pour eux !Un croquis...Pour moi, ni tourbillon, ni clin d’oeil, ni rêv’rie.
Demeure à l’abandonque seule mon âme épie,
mon corps est une prison où même toi tu t’ennuies.
Non,Puck c’est pas mon nom,
Ce n’est qu’un alibi,entre flamme et glaçon,
je fonds et toi tu ris.
Derniers Comme en terre