Partager l'article ! Pour les gagnantes...: Quelques extraits de mon nouveau roman : Marine Salut, c’ ...
Le Mont Darfer d'Ejiom Suel à lire sans modération.
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Le petit nouveau "Au bout du compte"
né le 24 janvier 2011
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Marine
Salut, c’est moi, Marine. L’histoire que je vais te raconter commence le samedi 18 mars 2009, un peu après 10 heures du matin, heure de la fin mes cours au lycée Pierre et Marie Curie, au moment précis où je descends les escaliers avec Angèle. On est souvent les premières au rez-de-chaussée. Ce matin, je suis un peu pressée ! Je traverse la cour à grands pas et Angèle me suit comme elle peut. Arrivées sur le pont, là où nos chemins se séparent, elle me retient par le bras :
- Tu passes à la maison cet après-midi ?
- Ben, non, je vais chez Pauline,...
Présentation: Pauline c’est ma soeur, t’inquiettes je te présenterai les personnages de l’histoire au fur et à mesure. C’est vrai, que c’est chiant quand il faut attendre trois ou quatre, voire dix pages pour commencer à comprendre qui est qui et qui fait quoi dans un bouquin… Donc Pauline c’est ma grande soeur , elle a sept ans de plus que moi et elle vit et travaille en Suisse, à Vallorbe, d’où le titre du chapitre.
- ...elle m’ a invitée à un spectacle de Renan Luce à Genève, je ne peux pas manquer ça…
- Renan Luce ! j’adore…
- Viens avec moi !
- Tu me l’aurais dit plutôt …
- Désolée elle m’a appelée hier soir.
Je reprends mon sac que j’avais posé sur le parapet.
- Attends ! Tu as fini ta disserte ?
- Oui !
- Tu peux me la passer, l’humour chez les sur-réalistes, ça ne m’inspire pas des masses !…
Je sors ma copie de mon classeur.
- Bon, je file, j’ai pas envie de rater le train.
On se fait la bise et je monte la rue des remparts en courant.Et c’est tout bêtement, au moment où je me redresse après avoir déposer le chapeau sur le fauteuil en cuir que mon visage se trouve toutout près du sien, mes lèvres toutrop près des siennes… Ses deux mains sur mes épaules, il exerce une légère pression qui m’invite à avancer de quelques centimètres
Apparté : tu vois bien la scène, parce que c’est assez troublant et émotionatoire et je risque d’avoir du mal à bien décrire… et voilà, ce qui devait arriver arrive.
- Mais… Qu’est-ce que tu… tes parents …
Ses deux mains autour de ma taille, il exerce une légère pression qui m’invite à reculer de quelques dizaines de centimètres pour me déposer sur son lit moelleux…
Apparté :tu vois toujours bien la scène, parce que c’est tellement troublant et émotionatoire et je risque d’avoir du mal à bien tout te décrire…
- Je t’ai dit qu’ils ne viennent ici que sur invitation.
Il est au-dessus de moi, ses longs cheveux qui tombent autour de mon visage font comme un écran qui nous isole du monde alentour.
- Tu veux me faire plaisir ? Reprend-il, t’ oublies un peu les autres, d’accord! Y a tellement longtemps que j’ai envie d’être là, avec toi…
- Oui, mais…
- Mais toi aussi, j’en suis sûr !
Bon ben, j’oublie !
J’oublie tout et tout le monde pour ne me consacrer qu’à l’instant présent… A sa bouche sur la mienne, à ses doigts sur ma peau, à sa peau sur ma peau. A sa tendresse, à sa douceur, à sa férocité parfois… On reste longtemps, sa tête au creux de mon cou et je me complais à ne plus vouloir quitter trop vite cet “entrecieletterre” où je reviens à moi lentement. Alors que je m’étire en pleine langueur, mon regard échoue sur l’heure affichée à l’ordi : 13h25. je le dis tout haut
- Pardon ? lance-t-il en relevant la tête.
Apparté : Pardon ! Preuve incontestable que le personnage a reçu une très bonne éducation, bonne famille, étoutétout !
- Il est une heure et demie !
- Merde !
Il y a comme un mur, comme un rideau de fer dans ma tête qui arrête toute pensée, toute réaction. Je revois tout ce qui vient de se passer, je revis chaque seconde comme dans un film où je serais le personnage principal. Ils sont partis en riant, d’un rire complètement dingue, monstrueux, et ils m’ont laissée là comme on jette une vieille boîte de conserve. Je me suis rhabillée en vitesse et je reste là, assise, les genoux relevés sous le menton. j’ai froid, je claque des dents sans pouvoir détacher mon regard de l’endroit où les motos étaient garées tout à l’heure. Je sens Jibé assis à côté de moi mais je n’ose pas le regarder, je n’oserai plus jamais le regarder, ni lui, ni personne. J’ai tellement honte de ce qui vient de m’arriver. Je me sens moche, sale, répugnante. J’ai un réflexe de retrait quand il pose doucement son blouson sur mes épaules.
- Marine…
Il prend mon menton dans sa main avec beaucoup de douceur et me force à tourner mon visage vers lui. Ses yeux sont noirs, durs avec un je ne sais quoi de différents, de haine … Et ce sont ces yeux-là qui me font réaliser que c’est à moi que tout ça vient d’arriver.
- Marine, murmure-t-il à nouveau. On peut pas rester ici.
Il se relève.
- Viens !
Il m’aide à me mettre debout. Je suis prise d’un tremblement nerveux. Il me conduit jusqu’à la moto. Je reste plantée devant, incapable du moindre geste, fixant le caoutchouc du repose-pied.
- Qu’est ce que je vais faire maintenant ?
- On va retourner aux Essarts, tu veux bien ?
- Non ! J’ai hurlé. Non, c’est pas possible. Je ne veux pas retourner la-bas. Laisse-moi là, laisse-moi là, je me débrouillerai…
- Marine, tu ne peux pas rentrer chez toi dans cet état ! Je t’en prie, viens.
C’est vrai que je suis couverte de boue. ma jupe est déchirée, j’ai même perdue une botte. je commence à avoir mal partout. ma cheville, ma hanche gauche, la pierre dans l’herbe et ma tête, mes joues, j’ai l’impression qu’elles ont doublées de volume. Jibé me prend dans ses bras.
- C’est dégueulasse, les salauds !
Il pleure comme un gamin en me serrant contre lui.
- les salauds , les salauds, les salauds…
Il s’y reprend à plusieurs fois pour redémarrer sa moto. Je pose mon front contre son dos et je me laisse emmener. je n’ai plus envie de pleurer, je suis
vide, ailleurs.
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La suite du Roman sera lisible en librairie ou ne sera pas...
je suis très impatiente de connaître la suite et d'en savoir plus....
en tout cas, j'aime beaucoup ces premières pages, et la façon dont c'est écrit! bravo!!