Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 11:57

Minuit,


Assise, je travaille,

poèmes, essais ou prose,

j’invente, j’écris, je baille

il est tard

à peine si j’ose...

Et soudain ils résonnent

sourds, lents, lugubres,

douze coups !

Les étoiles s’éteignent

seule, la lune demeure comme un grand candélabre à la lueur blafarde.


J’ai peur !


Je sais qu’ils vont surgir du fin fond des ténèbres.

Blancs fantômes,

ils sont là,

je les sens,

invisibles,

ils me frôlent.

Plus de rimes, plus de vers, ma plume s’est envolée au vent du courant d’air.

Ils retiennent ma main,

ils veulent extraire mon âme pour m'emmener avec eux.


“Souviens-toi” Hurlent-ils.

Mais j’ai peur!


Douze coups, douze rappels.

Je les aimais pourtant.
La mort mes les a pris.

J’étouffe !

Je les aime mais j’ai peur de les revoir ici où ils venaient jadis.

Je leur ouvrais mon coeur à chaque coup du heurtoir dont ils frappaient ma porte.

La mort me les a pris.

Et je tremble chaque soir

aux douze coups de minuit

qu’ils tapent inlassables

au mur de ma folie. 

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