Samedi 7 novembre 2009
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Aoussewouaffes !
Ca doit vous dire quelque chose ?
N'allez pas imaginer que nous avons copié ! C'est exactement l'inverse qui est arrivé !
Il était une fois, cinq amies bien dchénou, bien françaises ! la cinquantaine frappée sévère pour la plupart, surtout Mathilde...
Une amitié de trente ans, sans faille ou presque.
Les sorties vertes ensemble avec les enfants à l'école, les soirées nosta, guitare, de Greame Allwright à Hugues Aufray, les rallies de bienfaisance avec le Secours Catholique (encore
Mathilde), les cours de yoga, informatique, photos, jusqu'à la création d'un centre de loisir sans hébergement ! J'voudi on a tout fait, tout vécu, tout traversé skifo pour pouvoir affirmer
aujourd'hui (bien avant vous savez ki) : Qu'on est des amies de trente ans !
Yaki dans le Pentagone ?
Mathilde la suscitée... Elle vient de franchir allègrement la barre et passer dans le club des soixantenaires.
Juliette, la source de miel qui coule entre nos fâchations quand y a risque de fêlure.
Mado, marrant, c'est la p'tite dernière entrée dans le groupe et c'est à elle qu'on doit l'idée des Aoussewouaffes ! Merci Mado.
Louise, ma Louise, irracontable, un bouquet de fleurs sauvages, musicienne, poète, écrivaine, sulfureuse et poètique.Ma Tinette du Mont Darfer.
Et Ejiom, moimêmemeje (mon surnom).
Entre 49 et 60 ans, avec chacune son vécu bien à elle, bien perso, son tas de malheurs, de pleurs, de rires et de bonheurs. Le tout partagé, dégriffé, empoigné, décortiqué, égratigné et malaxé
en une compote de "savamieukantonpartage" bocalisée sur nos étagères respectives.
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Suis la petite dernière, Mado, on se croisait avec les filles sur parking de super marché, échange qq mots,
Je sentais que c’était des filles bien....
Moi suis Cancer, le signe, pas la maladie,
Un crabe, avec ses pinces ; quand elles sont sorties, ça va, je m’accroche à la vie, je la dévore, j’avance, tout droit,
mais souvent en prenant les chemins de traverses (mon côté crabe qui progresse pas tjs en ligne droite) ; j’aime bien voir le côté non apparents des gens, des choses, des villes, des fleurs.
Un crabe avec sa carapace, quand ca ne va pas, je me réfugie à l’intérieur, et pour me faire sortir c’est oualou
Et puis un crabe, ca vit tout seul (enfin je crois), ca se débrouille tout seul…..
Comme moi
Jusqu’au jour où…..
Ces copines de repas rigolos, sont devenues des amies
Des souvenirs qui m’ont marqués, je reviens de l’hopital où ma mère agonise, le jour de la fête des mères, pas le moral –évidemment- d’habitude je serais rentrée chez moi, pleurer, ruminer. Je me suis arrétée, boire un thé, papoter, rire, parler d’autres choses, elles savaient ce qui se passait en moi Juliette et Ejiom ;
Une semaine après mariage de la fille de Mathilde, Ah Mathilde avec son grand cœur. Un apéritif de mariage comme je n’ai jamais vécu, Une vraie fête, ca sentait l’amour, la joie partout, véritablement.
Et puis et puis le lumbago…. Coincée par terre toute seule,
Tatatata, super Louise arrive, prend les choses en main, Ejiom me réconforte, Juliette nous rejoins à l’hopital, et Mathilde me prend en charge chez elle. Ca y est le crabe a accepté l’aide des autres, j’en suis encore surprise, étonnée, charmée, heureuse.
Je ne suis plus toute seule !
Avec ces aoussevouaffes, j’ai compris, accepté, apprécié leur attention, leur sollicitude, leur présence, leur aide et apprécié la compote de « savamieukantonpartage »
C’est banal, banal, banal, tout simple, tout simple, Mais les choses les plus simples sont les plus difficiles à obtenir.