Le Mont Darfer d'Ejiom Suel à lire sans modération.
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Le petit nouveau "Au bout du compte"
né le 24 janvier 2011
chez edilivre.com
J'ai ressorti quelques poèmes empoussièrés de mes tiroirs et je vais vous en offrir au fil de mes pages.
Reviens .
Je vois,
au bout de l'horizon,
là où la terre s'enfuit,
un ciel couleur de plomb,
du sable à l'infini.
L'océan d'ocre pâle se joint aux nues bleutées, émouvantes opales de dunes inviolées.
J'invente,
l'artiste et son pinceau
qui saura faire renaître
sur son tableau de maître,
dans tes yeux, un écho.
Une larme incertaine coulerait de tes cils comme l'émotion fragile d'une vie souteraine.
J'espère,
que ton âme égaée
au fin fond de l'abîme
où au sommet des cîmes,
ne se laisse point aller.
Car même l'oiseau sans nid perdu dans la tempête, refuse la défaite et lutte à l'infini.
Je prie ,
qu'à nouveau l'astre d'or
inonde ton visage
après ce long voyage
aux confins de la mort.
Et qu'un vent doux zéphir, d'un souffle, d'une carresse, ravive avec tendresse tes premiers souvenirs.
Je t'aime.
Ecrit il y a plusieurs décénies, en ce 4 mai, je te le dédie !
7 septembre 2001
Parlez-moi de ces soirs
où le ciel louvoie entre azur et aurore.
Parlez-moi de ces tons
lumineux et criards
où les nuages flottent sur les flammes du vent.
Parlez-moi de ces nuits
où l’ombre de ma voix
s’envole comme un cri dans les glaces du temps.
Parlez-moi de juillet, d’août ou du mois de septembre.
parlez-moi des saisons, des années, des novembres,
où la terre frissonne,
où le firmament pleure,
où la nature implore,
où la terre se meurt.
Parlez-moi de l’amour,
parlez-moi de la haine,
parlez-moi du bonheur,
parlez-moi de la peine
et même de la guerre, de la paix, des moissons ou des fleurs en boutons, où même encore des foins, des Noëls, ou des colliers des chiens…
Parez-moi de la pluie,
parlez-moi du beau temps…
Mais ne me parlez pas
de ce jour de septembre.
La nuit y est entrée,
sa couverture de cendre
est venue se poser.
Refermant à jamais la porte de mon coeur.
Tata Ejiom...
Puck
Je suis Puck le bouffon,le rôdeur de la nuit.
Puck, le tourbillon qui fait rire l’ennui.
Mais Puck, c’est pas mon nom,
Puck ce n’est pas ma vie.
Entre flamme et glaçon je ne suis qu’un esprit.
Si j’amuse Oberon quand le ciel se fait gris,c’est pas par vocation, c’est par pur compromis.
Car Puck c’est pas mon nom.
Puck ce n’est pas ma vie
.
Je veux bien donner l’ton, si tu donnes le mi.
Entre flamme et glaçon,je cours et je souris,
Je fais « bonne façon, » on me trouve si gentil.
Puck, ce n’est pas mon nom.
Puck, ce n’est pas ma vie.
Faut pas jouer au con quand on n’a pas envie.
Mon coeur n’est pas de plomb.Mon corps est sans appui.
Je n’connais ni frisson,ni ardeur, ni folie.
Mais Puck c’est pas mon nom,
C’est pour eux !Un croquis...Pour moi, ni tourbillon, ni clin d’oeil, ni rêv’rie.
Demeure à l’abandonque seule mon âme épie,
mon corps est une prison où même toi tu t’ennuies.
Non,Puck c’est pas mon nom,
Ce n’est qu’un alibi,entre flamme et glaçon,
je fonds et toi tu ris.
La Vermine
Je voulais faire des rimes, je voulais faire des vers.
Mais je n’ai pas de mine, je n’ai même pas l’air.
Si parfois je dessine un semblant de cratère,
si je survole des cimes,c’est toujours à l’envers.
Et les buissons d’épines me cachent les parterres
de roses et d’églantines, de mousse et de bruyère
Souriez à ma ligne, vous sanglotiez naguère.
sur le bord de l’abîme que vos larmes amères
ont creusé sans racine au pied de ma misère.
Souriez à mes rimes, vous verrez le revers
de la petite frangine qui n’en avait pas l’air.
Souriez, elle dessine, souriez, elle sait faire
avec sa petite mine, des chansons sans col vert,
sans foi, sans loi, sans rime. Rien que sa petite mine
qui n’en a même pas l’air. Une note badine,
un refrain ordinaire, une fleur qu’elle devine,
une pluie d’Angleterre, une perle après l’épine,
rouge comme au revers de votre -j’attends la rime-
de votre boutonnière.
Souriez, je dessine, souriez, je devine, souriez, je préfère
avec ou sans Rosine, je préfère mes vers..
dessin de C. Coupet
Lamineur laminé
coincée,rouillée, Bloquée,fermée,
tes portes sont soudées, t’as du perdre la clé.
Lamineur, do ré mi,
écrasée sous la vie,
la mineur dans le noir, écrasée sans espoir.
Où mène la galerie,
la lueur de l’espoir pour guider tes ennuis dans le noir laminé...
Sous la terre.
Coincée encore une fois !
Bloquée, rouillée, fermée,
la vieille grille du château où l’on n’est plus entré depuis bien des années, des siècles, que dis-je l’éternité .
Je me souviens des fêtes, des jeunes gens qui couraient, des bougies par milliers, qui luisaient au salon.
La musique lointaine, son écho m’en revient, enivrant, du fin fond des jardins où je...
Étendue,
l’herbe fraîche,
je rêvais.
Mon Oncle
Je sais que tout ici ne dure qu'un instant.
Ta longue silhouette s’est couchée maintenant.
Tu reposes là-bas
tout près de cet étang...
Calme,
Tu te reposes enfin au pied du firmament.
Ta longue silhouette, les deux mains dans les poches,
passe sur les chemins où ma mémoire accroche
les pans de sa tristesse.
Tu as fini ta route.
Et Diane ta maîtresse
t’a pris à mon chagrin.
Tu as fini ta route
et Diane la traîtresse
a chassé ce matin.
Ils étaient des centaines au pied de la chapelle,
ils pleuraient, silencieux, recueillis et fidèles.
Mais tu as fini ta route...
Ils étaient des centaines au pied de la chapelle
les deux mains dans les poches, à ton
dernier appel.
Ta longue silhouette à jamais maintenant,
à toujours, nous appelle au pied de ton étang,
tout près de la chapelle où tu dors à présent.
Ecrire,
Pouvoir prendre une feuille, pouvoir prendre un crayon,
et que les mots se mettent seuls
à raconter les jours,
les bons comme les mauvais.
A dire les espoirs ou les cafards.
Les couchers de soleil et les réveils gris où la pluie dégouline sur les murs des prisons.
Pouvoir prendre une feuille, pouvoir prendre un crayon,
et que les mots tout seuls se mettent à l’unisson.
Kimdi
Imdi:
- Vas donc voir là-bassi jamais j’y suitais!
J’y vas ! Personne !
- Y a personne. Jidi.
- Tessure ? Imdi.
- Bin oui.
- Ouchsui alors ?
- Télà. Jidi.
- Tessure ?
- Bin oui ! Jirdi excédée.
- Tanmieu , j’savais pu où j’nétais. Jésu peur un ninstant. J’avais comme le tournis, tu sais le mildiou des zumains avec des bulles qui pètent à la surface et ksabou toutofon.
- Des primes ! Pagrav...
- Prime de risque ou primevères ?
- Pagrav ! Jirdi. Pi, jsaipas, j’suitais pas là non plus. J’te cherchais ! Comment tu veux qu’j’sache ?
- T’façon, tadi pagrav. Télà, cessa qui compte.
- Dis,Jidi ! Kimdi.Tessure que c’est pagrav ?
- J’suis sûre ! Jidi.
- Dis Jidi, si j’suitais pas comme ça, tu m’aimerais bien quand même ?
- Que j’veux, Jidi, J’t’aimerais même... Si tu suitais pas là !
- Bonne nuit ! Kimdi.
- Bonne nuit ! Jidi
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