Le Mont Darfer d'Ejiom Suel à lire sans modération.
En vente chez ediivre.com
Le petit nouveau "Au bout du compte"
né le 24 janvier 2011
chez edilivre.com
J’ai mouru.
J’ai mouru l’autre soir.
Mouru.
Plus te voir.
Plus d’espoir.
J’pouvais plus, j’voulais plus, j’savais plus.
Bonsoir !
J’ai voulu m’en aller.
Il faut pas m’en vouloir.
Aimer….
Jusqu’à la….
Aimer….
Même….même mal….
J’ai pas aimé mourir.
Mais véquir sans t’issoir, c’est bra pieu, c’est prein tir !
Viens donc voir mon malhoir.
Viens me faire ressourir.
Reviens sur mon grimoir !
Cœur nu.
Une rumeur monte.
Tu pleures des larmes jaunes.
Humeur de ton amour perdu.
Tu pleures !
Fantômes et revenants,
Draps blancs du souvenir,
Te hantent !
Leur chant s’égrène,
Notes de testament
Au vent de tes soupirs.
Miroir du désespoir,
Poésie de ton corps
Penché sur l’écritoire,
Tu fanes !
Cercueil ou coffre-fort ?
L’amour est mort !
Minuit,
Assise, je travaille,
poèmes, essais ou prose,
j’invente, j’écris, je baille
il est tard
à peine si j’ose...
Et soudain ils résonnent
sourds, lents, lugubres,
douze coups !
Les étoiles s’éteignent
seule, la lune demeure comme un grand candélabre à la lueur blafarde.
J’ai peur !
Je sais qu’ils vont surgir du fin fond des ténèbres.
Blancs fantômes,
ils sont là,
je les sens,
invisibles,
ils me frôlent.
Plus de rimes, plus de vers, ma plume s’est envolée au vent du courant d’air.
Ils retiennent ma main,
ils veulent extraire mon âme pour m'emmener avec eux.
“Souviens-toi” Hurlent-ils.
Mais j’ai peur!
Douze coups, douze rappels.
Je les aimais pourtant.
La mort mes les a pris.
J’étouffe !
Je les aime mais j’ai peur de les revoir
ici où ils venaient jadis.
Je leur ouvrais mon coeur à chaque coup du heurtoir dont ils frappaient ma porte.
La mort me les a pris.
Et je tremble chaque soir
aux douze coups de minuit
qu’ils tapent inlassables
au mur de ma folie.Lies noce trop tuinal.
Et si j’étais poète…
J’écrirais des poèmes !
Si j’étais musicien…
Si j’étais moi aussi, artiste…
De mes mains, des mes lèvres, de mon âme,
Je tirerais des vers, des notes et des couleurs.
J’arrêterais la vie.
J’essuierais de mes pleurs tes larmes et tes peines.
Je jouerais tes « Je t’aime » sur des airs de musique
Et j’écrirais des rimes au rythme de ton cœur.
Si j’étais musicien et si je savais peindre,
Je dessinerais tes mains accrochées à mes rêves
Et je jouerais tes rêves comm’ mes propr’ refrains…
J’écrierais des poèmes si j’étais musicien…
La morte
Sur une plaque de marbre froid, tu reposes.
La symphonie inachevée d’un soupir,
sur le frottis blanc de la toile, s’est figée.
Les notes de la gamme se sont tues.
Les gouaches et le pinceau sont tombés.
Tous les mots du poète, effacés.
Blancs silences aux rondeurs blafardes
Sur les joues de l’amant qui regarde.
La Vermine
Je voulais faire des rimes,
je voulais faire des vers.
Mais je n’ai pas de mine,
je n’ai même pas l’air.
Si parfois je dessine
un semblant de cratère,
si je survole des cimes,
c’est toujours à l’envers.
Et les buissons d’épines
me cachent les parterres
de roses et d’églantines,
de mousse et de bruyère
Souriez à ma ligne,
vous sanglotiez naguère.
sur le bord de l’abîme
que vos larmes amères
ont creusé sans racine
au pied de ma misère.
Souriez à mes rimes,
vous verrez le revers
de la petite frangine
qui n’en avait pas l’air.
Souriez, elle dessine
Souriez, elle sait faire
avec sa petite mine,
des chansons sans col vert,
sans foi, sans loi, sans rime.
Rien que sa petite mine
qui n’en a même pas l’air.
Une note badine,
un refrain ordinaire,
une fleur qu’elle devine,
une pluie d’Angleterre,
une perle après l’épine,
rouge comme au revers
de votre -j’attends la rime-
de votre boutonnière.
Souriez, je dessine,
souriez, je devine,
souriez, je préfère
avec ou sans Rosine, je préfère mes vers..
Anywhere
Après ces souvenirs qui ne sont pas les miens
Où aller ?
Où courir ?
Sur quel autre chemin
Pouvoir revenir ?
D’Afrique ou d’Austrasie qui me sont si lointains
Où rêver ?
Où sourire ?
Vers quel autre chemin
Pouvoir s’endormir ?
Anywhere, out of...
Beaudelaire en soupire
Pov’type
Et vas-y que je m’pose des questions .
Et vas-y que je m’demande pourquoi !
Comment ça s’fait ?
Comment ça va ?
Et voilà l’temps qui passe...
Passé, parti, fichu !
T’as toujours rien compris et en plus t’as rien vu.
Le temps d’hier ne r’viendra plus et tu sais pas, toujours pas .
T’as rien su de c’qui s’passait dans ton passé vu qu’t’éssayais de deviner où y t’mènerais, ce présent là que tu n’vivais même pas.
T’as pas d’passé vu qui s’y passait rien ou qu’tu voyais pas c’qui s’y passait vu qu’tu pensais trop au futur.
T’as pas d’présent vu qu’tu crois qu’aujourd’hui c’est penser à demain et comme demain y vient jamais, t’as pas d’avenir, t’as rien, t’es rien.
T’es qu’une idée du temps qui aurait pu être si t’avais su la vivre quand il était...
Peut-être ?
Une idée fausse ou erronée ou utopique, t’es même pas une idée.
Pov’type
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