poésie

Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 07:47

J’ai mouru.


J’ai mouru l’autre soir.
Mouru.

Plus te voir.
Plus d’espoir.

J’pouvais plus, j’voulais plus, j’savais plus.

Bonsoir !

J’ai voulu m’en aller.

Il faut pas m’en vouloir.

Aimer….

Jusqu’à la….

Aimer….

Même….même mal….


J’ai pas aimé mourir.

Mais véquir sans t’issoir, c’est bra pieu, c’est prein tir !

Viens donc voir mon malhoir.
Viens me faire ressourir.
Reviens sur mon grimoir !



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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 07:45

Cœur nu.


Une rumeur monte.

Tu pleures des larmes jaunes.

Humeur de ton amour perdu.

Tu pleures !

Fantômes et revenants,

Draps blancs du souvenir,

Te hantent !

Leur chant s’égrène,

Notes de testament

Au vent de tes soupirs.

Miroir du désespoir,

Poésie de ton corps

Penché sur l’écritoire,

Tu fanes !

Cercueil ou coffre-fort ?
L’amour est mort !



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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 11:57

Minuit,


Assise, je travaille,

poèmes, essais ou prose,

j’invente, j’écris, je baille

il est tard

à peine si j’ose...

Et soudain ils résonnent

sourds, lents, lugubres,

douze coups !

Les étoiles s’éteignent

seule, la lune demeure comme un grand candélabre à la lueur blafarde.


J’ai peur !


Je sais qu’ils vont surgir du fin fond des ténèbres.

Blancs fantômes,

ils sont là,

je les sens,

invisibles,

ils me frôlent.

Plus de rimes, plus de vers, ma plume s’est envolée au vent du courant d’air.

Ils retiennent ma main,

ils veulent extraire mon âme pour m'emmener avec eux.


“Souviens-toi” Hurlent-ils.

Mais j’ai peur!


Douze coups, douze rappels.

Je les aimais pourtant.
La mort mes les a pris.

J’étouffe !

Je les aime mais j’ai peur de les revoir ici où ils venaient jadis.

Je leur ouvrais mon coeur à chaque coup du heurtoir dont ils frappaient ma porte.

La mort me les a pris.

Et je tremble chaque soir

aux douze coups de minuit

qu’ils tapent inlassables

au mur de ma folie. 

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 11:53

Lies noce trop tuinal.


Et si j’étais poète…

J’écrirais des poèmes !

Si j’étais musicien…

Si j’étais moi aussi, artiste…
De mes mains, des mes lèvres, de mon âme,

Je tirerais des vers, des notes et des couleurs.

J’arrêterais la vie.

J’essuierais de mes pleurs tes larmes et tes peines.

Je jouerais tes « Je t’aime » sur des airs de musique

Et j’écrirais des rimes au rythme de ton cœur.

Si j’étais musicien et si je savais peindre,

Je dessinerais tes mains accrochées à mes rêves

Et je jouerais tes rêves comm’  mes propr’ refrains…


J’écrierais des poèmes si j’étais musicien…


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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 14:25

 La morte


Sur une plaque de marbre froid, tu reposes.

La symphonie inachevée d’un soupir,

sur le frottis blanc de la toile, s’est figée.


Les notes de la gamme se sont tues.

Les gouaches et le pinceau sont tombés.

Tous les mots du poète, effacés.


Blancs silences aux rondeurs blafardes

Sur les joues de l’amant qui regarde.


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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 14:23

La Vermine


Je voulais faire des rimes,

je voulais faire des vers.

Mais je n’ai pas de mine,

je n’ai même pas l’air.

Si parfois je dessine

un semblant de cratère,

si je survole des cimes,

c’est toujours à l’envers.

Et les buissons d’épines

me cachent les parterres

de roses et d’églantines,

de mousse et de bruyère

Souriez à ma ligne,

vous sanglotiez naguère.

sur le bord de l’abîme

que vos larmes amères

ont creusé sans racine

au pied de ma misère.

Souriez à mes rimes,

vous verrez le revers

de la petite frangine

qui n’en avait pas l’air.

Souriez, elle dessine

Souriez, elle sait faire

avec sa petite mine,

des chansons sans col vert,

sans foi, sans loi, sans rime.

Rien que sa petite mine

qui n’en a même pas l’air.

Une note badine,

un refrain ordinaire,

une fleur qu’elle devine,

une pluie d’Angleterre,

une perle après l’épine,

rouge comme au revers

de votre -j’attends la rime-

de votre boutonnière.

Souriez, je dessine,

souriez, je devine,

souriez, je préfère

avec ou sans Rosine, je préfère mes vers..


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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 14:21

Anywhere


Après ces souvenirs qui ne sont pas les miens

Où aller ?

Où courir ?

Sur quel autre chemin

Pouvoir revenir ?

D’Afrique ou d’Austrasie qui me sont si lointains

Où rêver ?

Où sourire ?

Vers quel autre chemin

Pouvoir s’endormir ?

Anywhere, out of...

Beaudelaire en soupire


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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /Oct /2009 08:09

Pov’type


Et vas-y que je m’pose des questions .

Et vas-y que je m’demande pourquoi !

Comment ça s’fait ?

Comment ça va ?

Et voilà l’temps qui passe...

Passé, parti, fichu !

T’as toujours rien compris et en plus t’as rien vu.

Le temps d’hier ne r’viendra plus et tu sais pas, toujours pas .

T’as rien su de c’qui s’passait dans ton passé vu qu’t’éssayais de deviner où y t’mènerais, ce présent là que tu n’vivais même pas.

T’as pas d’passé vu qui s’y passait rien ou qu’tu voyais pas c’qui s’y passait vu qu’tu pensais trop au futur.

T’as pas d’présent vu qu’tu crois qu’aujourd’hui c’est penser à demain et comme demain y vient jamais, t’as pas d’avenir, t’as rien, t’es rien.

T’es qu’une idée du temps qui aurait pu être si t’avais su la vivre quand il était...

Peut-être ?

Une idée fausse ou erronée ou utopique, t’es même pas une idée.

Pov’type 


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